Le Sommet Canada-UE à Prague en mai dernier donnait le coup d'envoi des négociations d’un Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. En 2007, la valeur des échanges commerciaux entre les deux ensembles se chiffrait à 80 milliards $. Au cours de la seule année 2007 à 2008, nos exportations vers l’Union européenne ont bondi de 25%, alors que celles vers les États-Unis ont reculé de 7,6%. Pour sa part, le Québec a exporté pour 10 milliards $ de biens et services vers l’Europe en 2007.
La future entente Canada-UE s’inscrit dans la lignée des accords de nouvelle génération, cherchant à aller au-delà du simple libre-échange des biens et services. En effet, les sphères d’activités suivantes sont abordées dans le cadre des négociations: commerce des biens et services, obstacles techniques au commerce, mobilité de la main-d’œuvre, investissements, marchés publics, politique de concurrence, sociétés d’État, coopération et collaboration en développement durable, travail et réglementation, etc.
En mai dernier, le Premier ministre du Québec, M. Jean Charest, nommait Me Pierre Marc Johnson négociateur en chef du Québec dans le cadre de ces négociations. Pour une première fois dans ce type de pourparlers, le Québec pourra prendre des engagements aux tables de négociations. Le Québec et les autres provinces, par ailleurs, seront consultés par les autorités fédérales sur l'ensemble des enjeux. Me Johnson viendra présenter le contexte, les enjeux et les intérêts du Québec dans le cadre des négociations de cet accord de nouvelle génération. |