La tribune internationale de Montréal
Monique F. Leroux, Pauline  Green

Économie mondiale recherche prospérité durable :
Et si on misait sur les coopératives ?

13 mars 2015 Monique F. Leroux Présidente et chef de la direction, Mouvement Desjardins Dame Pauline Green Présidente, Alliance internationale des coopératives
Série Affaires
Photos de l’événement
Modératrice :

Géraldine Martin
Éditrice adjointe et rédactrice en chef,
Groupe Les Affaires

Qu'est-ce que ça veut dire la prospérité durable? C'est d'être en mesure d'apporter, d'abord et avant tout, une contribution aux personnes.

Monique F. Leroux Lire la biographie

Monique Leroux entame son parcours professionnel à HEC Montréal comme enseignante en comptabilité et impôts. De 1995 à 2000, elle occupe les fonctions de première vice-présidente, Direction du Québec, et première vice-présidente, Finances, à la Banque Royale du Canada. Elle devient ensuite première vice-présidente exécutive et chef de l’exploitation chez Quebecor jusqu’en 2001.

Membre de la haute direction du Mouvement Desjardins depuis 2001, Mme Leroux a d’abord assumé les fonctions de présidente de Desjardins Société financière et chef de la direction des filiales. De 2004 à 2008, elle occupe aussi le poste de chef de la direction financière du Mouvement.
En mars 2008, Monique Leroux devient présidente du conseil et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

Mme Leroux est membre du conseil d’administration de l’Alliance internationale des coopératives et partenaire fondatrice du Sommet international des coopératives de Québec.

Compte rendu de la conférence :

Mme Green a d’abord présenté quelques statistiques sur le mouvement coopératif en soulignant que les coopératives comptent 1 milliard de membres et plus de 250 millions d’employés à travers le monde. De plus, les 300 plus grandes d’entre elles ont un chiffre d’affaires combiné de 2 200 G$ US, en hausse continue depuis 6 ans. Malgré ces statistiques impressionnantes, Mme Green considère que les coopératives ne bénéficient pas de la reconnaissance qu’elles méritent. Selon elle, les coopératives peuvent amener une diversification de l’économie qui offrirait une alternative aux individus et aux entreprises, notamment en temps de crise. À cet égard, Mme Green a expliqué que la résilience et la croissance des coopératives au cours de la récente crise économique prouvent la pertinence de leur présence à la table des décideurs et que leurs stratégies sont la solution tant attendue pour la création d’emplois. Mme Leroux a, quant à elle, présenté les prochaines étapes pour la reconnaissance des coopératives dans le milieu des affaires. En se basant sur les conclusions du deuxième Sommet international des coopératives, elle a notamment mentionné les engagements des coopératives en ce qui concerne l’innovation, la sécurité alimentaire, les services à la personne, l’enseignement du modèle coopératif, ainsi que leur présence au B20, un regroupement d’entreprises des pays du G20. Elle a aussi souligné l’importance des coopératives dans la mise en œuvre du concept de prospérité durable, entre autres pour la création d’emploi et la transmission des valeurs coopératives. Enfin, Mme Leroux a annoncé les objectifs du premier plan global de l’ensemble des réseaux coopératifs mutualistes du Québec qui prévoit la création de 20 000 nouveaux emplois dans le secteur coopératif qui s’ajouteront aux 99 000 existants et une augmentation du chiffre d’affaires de 35 G$ à 45 G$ d’ici 2020.

Thèmes abordés

  • Le rôle des coopératives comme acteurs de premier plan de l'économie mondiale
  • Les tendances mondiales du mouvement coopératif
  • Les répercussions économiques et sociales dans le contexte de la mondialisation

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