La tribune internationale de Montréal
Françoise Bertrand, Daniel Boyer, Yves-Thomas Dorval, Jacques Létourneau

Emploi et prospérité dans une économie mondialisée

22 avril 2015 Françoise Bertrand Présidente-directrice générale, Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) Daniel Boyer Président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Yves-Thomas Dorval Président-directeur général, Conseil du patronat du Québec (CPQ) Jacques Létourneau Président, Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Série Affaires
Photos de l’événement
Modérateur :

René Vézina
Chroniqueur économique, Journal Les Affaires et 98.5 FM

Il faut avoir un autre projet de société que le simple retour à l'équilibre budgétaire et il faut avoir des projets innovateurs qui vont permettre au Québec de se dépasser.

Compte rendu de la conférence :

C’était une première au Québec de retrouver sur  une même scène les présidents de ces quatre organisations pour un débat.

D’entrée de jeu, les panélistes ont été interrogés sur leur vision de la prospérité et du développement économique du Québec dans un contexte de mondialisation. M. Dorval a insisté sur le fait que l’internationalisation est la plus belle opportunité pour la croissance des entreprises québécoises et la commercialisation de leur innovation. À l’inverse, M. Boyer a indiqué que, dans un contexte de mondialisation, il est important de mettre en place certaines limites afin d’empêcher la marchandisation des services publics de la province et d’en venir à un consensus entre les différents groupes de la société. En effet, selon lui, le Québec possède des atouts incontournables, comme sa main-d’œuvre et ses ressources naturelles, mais a besoin d’un État fort et d’un projet de société autre que l’équilibre budgétaire.

D’accord avec M. Boyer sur ces points, Mme Bertrand a ajouté que le développement économique de la province passe par la nécessité d’exploiter l’ensemble de nos ressources. Également d’avis que l’État a un rôle à jouer dans le développement économique, elle a toutefois souligné qu’on ne peut lui demander d’agir seul. M. Létourneau a donné son appui à la nécessité de se doter d’un État social fort. Il a également mentionné qu’il faut avant tout se questionner sur le type de prospérité que nous désirons atteindre et quelles conditions économiques, sociales et politiques sont à mettre en place pour assurer cette prospérité. Finalement, tous les panélistes se sont accordés sur l’existence et l’importance d’un dialogue social entre syndicats et employeurs pour encourager la création d’emplois.

Thèmes abordés :

  • Les enjeux et les défis de la prospérité dans une économie mondialisée: emploi,  productivité, innovation et entrepreneuriat
  • Comment favoriser un environnement concurrentiel, réglementaire et fiscal optimal dans un contexte de libre-échange, de délocalisations, de protectionnisme potentiel et d’endettement des États ?
  • Quels sont les modèles sur la scène internationale dont le Québec peut s’inspirer et qui peuvent l’aider à tirer son épingle du jeu et à le rendre plus prospère ? 
  • Pourrait-on voir émerger une alliance employeurs-syndicats pour espérer faire des gains dans ce contexte de mondialisation ?

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