La tribune internationale de Montréal
Fabrice Brunet, Paul Lirette, Rémi Quirion, Russell Williams
Montréal, pôle international en santé : enjeux, défis et opportunités 14 avril 2016 Fabrice Brunet Président-directeur général, CHUM et Sainte-Justine Paul Lirette Président, GSK Pharma Canada
Président du conseil, Montréal InVivo
Rémi Quirion Scientifique en chef du Québec Russell Williams Président, Médicaments novateurs Canada
Modérateur :

Bernard Lachapelle

Bernard Lachapelle
Président, Groupe JBL

Photos de l’événement

Les collègues, les chercheurs ayant différents types d'expertise sont habitués à collaborer ensemble. [...] Donc les partenariats entre les différentes institutions, entre les chercheurs de différentes disciplines, c'est un atout qu'on a et on devrait l'utiliser beaucoup plus.

Compte rendu de la conférence :

Les panélistes ont été interrogés sur la manière dont Montréal peut se distinguer et se comparer sur la scène internationale, notamment pour attirer les meilleurs talents dans le domaine de la santé. M. Quirion a d’entrée de jeu tenu à souligner les atouts de Montréal en matière de talents, d’infrastructures, et de partenariats. Toutefois, selon lui, il serait bénéfique pour la ville de privilégier les partenariats entre plusieurs pôles de recherches, par exemple avec Toronto et Boston, et de multiplier les collaborations internationales. Il est également d'avis que les gouvernements et les entreprises doivent faire des choix d'investissement plus ciblés et à long terme afin d'exceller dans certains champs d'expertise. En accord avec M. Quirion, Russel Williams a donné son appui à des partenariats exclusivement canadiens qui seraient plus efficaces pour attirer des talents selon lui. Il considère que les pôles canadiens en santé ne sont pas assez rapides dans leurs décisions de partenariats et que, par ailleurs, il est impératif d’assurer une plus grande coordination entre les différents paliers de gouvernement afin de favoriser l’innovation. Pour sa part, M. Brunet a fait valoir qu’il existe déjà de nombreux réseaux de recherche informels et qu’il serait davantage bénéfique de soutenir ces initiatives que de les forcer à s’intégrer dans des corridors officiels. Il est également d’avis qu’un changement de mentalité des chercheurs s’impose afin de mieux arrimer les intérêts économiques et académiques. M. Lirette a, quant à lui, insisté sur le manque d’experts en science de la vie au Québec. Considérant que Montréal présente des coûts très concurrentiels pour la recherche et le développement, il faudrait assurer une croissance continue de cette grappe industrielle. Enfin, les panélistes se sont accordés sur la nécessité de faire du domaine des sciences de la vie un secteur prioritaire, ainsi que sur les bénéfices des partenariats pour Montréal.

Thèmes abordés :

  • La recherche en sciences de la vie : comment Montréal se compare et peut se distinguer (niches) et comment attirer les meilleurs talents (facteurs gagnants)
  • L’avantage des partenariats internationaux : le pôle Montréal-Toronto-Boston
  • Les partenariats publics-privés : comment tirer profit du nouveau modèle d’affaires du secteur pharmaceutique

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