La tribune internationale de Montréal
Irina Bokova
Irina Bokova Directrice générale, UNESCO

Gouvernance mondiale et soft power au 21e siècle 1 novembre 2016

Photos de l’événement

La tolérance n'est pas l'acceptation naïve de la différence, c'est un combat pour le respect des droits.

Irina Bokova Lire la biographie

Irina Bokova est titulaire d’une maîtrise en relations internationales de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou. Elle a également suivi un programme sur les mécanismes de prise de décision de la politique extérieure des États-Unis à l’Université du Maryland en 1989, ainsi qu’un programme en leadership et développement économique de la John F. Kennedy School of Government en 1999.


Mme Bokova débute sa carrière en 1977 au département des Nations Unies et du désarmement au ministère des Affaires étrangères (MAE) de la Bulgarie. Elle a par la suite été successivement responsable des affaires politiques et juridiques à la Mission permanente de la Bulgarie à l’ONU entre 1982 et 1984; conseillère auprès du ministre du MAE entre 1984 et 1990; et diplomate au MAE entre 1991 et 1992. Elle complète ensuite un programme de fellowship à l’OTAN. En 1995, elle est nommée secrétaire du conseil des ministres bulgares pour l’intégration européenne. En plus de ce poste, elle sera également vice-ministre des Affaires étrangères et ministre des Affaires étrangères par intérim jusqu’en 1997. Mme Bokova est élue membre du Parlement bulgare en 2001 et oeuvre notamment au sein des comités de l’intégration européenne, et celui de la défense et la sécurité. Mme Bokova est ensuite représentante personnelle du président bulgare à l’Organisation Internationale de la Francophonie et Ambassadrice de la Bulgarie en France et à Monaco de 2005 à 2009. Parallèlement à ces fonctions, elle est également Représentante de la Bulgarie à l’UNESCO entre 2007 et 2009.


Mme Bokova est directrice générale de l’UNESCO depuis 2009. Elle est la première femme à occuper ce poste.

Compte rendu de la conférence :

Mme Bokova a entamé son discours en soulignant l’importance de la diversité, du dialogue interculturel et de la coopération face à plusieurs réalités telles que la violence, les blocages politiques et les crises humanitaires. Elle a ensuite fait valoir l’importance du soft power afin de construire une culture de la paix et du vivre ensemble. Selon elle, cette construction passe par l’éducation, la recherche scientifique et la communication, afin de conscientiser les populations aux valeurs humanistes, ainsi qu’au respect des droits et des libertés. Dans un autre ordre d’idées, elle a indiqué que les conflits contemporains sont caractérisés, entre autres, par la destruction du patrimoine culturel, ce qui met en péril la diversité des sociétés et favorise ainsi la montée de l’extrémisme. À ce sujet, Mme Bokova a mis en évidence l’importance de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel, qui sont des espaces de dialogue et des outils pour contrer la montée de l’extrémisme. À titre d’exemple, elle a mentionné le projet de Fonds de la culture créé par l’UNESCO en Afghanistan pour appuyer la réconciliation nationale. Enfin, elle a souligné l’importance de la coopération avec le Canada pour la gestion des ressources en eau. Pendant la période de questions, Mme Bokova a affirmé qu’il faut miser sur la culture comme moteur du développement durable et de croissance économique à l’intérieur des villes, notamment grâce à la créativité, l’inclusion sociale et l’innovation qui en émanent.

Thèmes abordés :

  • Les nombreux défis auxquels font face les sociétés d'aujourd'hui
  • L'importance du soft power pour le renforcement de la gouvernance mondiale
  • L’Agenda 2030 pour le développement durable et l'Accord de Paris sur le climat

Avec l'appui de

Avec la collaboration de