La tribune internationale de Montréal
Paul Fenton, Stéfane Marion, François Dupuis
Vers un recul de la mondialisation économique ? 23 novembre 2016 Paul Fenton Vice-président principal et économiste en chef, Caisse de dépôt et placement du Québec Stéfane Marion Économiste et stratège en chef, Banque Nationale François Dupuis Vice-président et économiste en chef, Mouvement Desjardins
Série Économie Mondiale présentée par
Modérateur :

Clément Gignac

Clément Gignac
Vice-président principal et économiste en chef, Industrielle Alliance

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[À propos de la montée du protectionnisme] je ne veux pas être trop pessimiste, je pense que c'est un repositionnement qui s'imposait pour l'économie mondiale.

Compte rendu de la conférence :

Les panélistes se sont principalement exprimés sur les conséquences potentielles pour l’économie mondiale en 2017 du Brexit et de l’élection de Donald Trump. MM. Fenton et Dupuis ont d’abord noté la présence de tensions entre la libéralisation économique et le protectionnisme qui pourraient freiner la croissance. M. Marion a expliqué qu’il s’agit, selon lui, d’un repositionnement plutôt que d’un recul de la mondialisation et il a rappelé qu’une chaîne de production déjà suffisamment mondialisée devrait limiter l’attrait du protectionnisme. Au sujet de l’élection du nouveau président américain, M. Dupuis a commenté le programme de M. Trump, qui prévoit des mesures, notamment des baisses d’impôt et l’augmentation du budget de la défense, dont le coût est estimé entre 3 500 et 4 000 milliards $ sur 10 ans, ce qui ferait doubler la dette nationale américaine sur cette même période. M. Marion s’est cependant montré optimiste en anticipant un mouvement de destruction créatrice, qui aurait à plus long terme un effet positif sur la croissance. Quant à l’ALENA, les économistes se sont accordés sur le fait qu’une renégociation des termes de l’accord est possible, voire souhaitable, mais qu’une abrogation de l’accord ne serait pas bénéfique pour les États-Unis. Les Américains ne peuvent pas dire que l’ALENA est un mauvais accord, puisque les produits qui transitent du Mexique vers les États-Unis, par exemple, contiennent déjà 40% de contenu américain, a rappelé M. Marion.

Thèmes abordés :

  • Montée du protectionnisme: quelles conséquences ?
  • L’accroissement des inégalités de revenus
  • Les tensions géopolitiques et leur impact sur les marchés
  • Taux d’intérêt directeurs en-dessous de zéro
  • Le niveau et la tendance de l’endettement
  • Stabilité financière et recours aux mesures macroprudentielles

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