La tribune internationale de Montréal
Koji Omi, Rémi Quirion, Andrée-Lise Méthot, Paul Shrivastava

Façonner l’avenir: le rôle-clé
de la science et de la technologie

22 mars 2017 Koji Omi Président et fondateur, Science and Technology in Society Forum (Tokyo) Rémi Quirion Scientifique en chef du Québec Andrée-Lise Méthot Fondatrice et associée directeure, Cycle Capital Management Paul Shrivastava Conseiller principal, Future Earth
Série Environnement
Photos de l’événement
Modérateur :

Yves Bégin
Vice-recteur à la recherche et aux affaires académiques, INRS

If we really want to create a low carbon society, we also need to be concerned about equity, social justice and equality.

Koji Omi | Lire la biographie

Koji Omi rejoint le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie du Japon en 1956, où il occupe plusieurs postes de direction. Il est élu candidat indépendant, en 1983, dans la préfecture de Gunma à la chambre des représentants et y sera réélu pendant 26 ans. Au cours de ses mandats, M. Omi servira à trois reprises comme ministre sous le gouvernement libéral démocrate, notamment comme ministre des Finances de 2006 à 2007. C’est en 2004 que M. Omi fonde le Science and Technology in Society Forum, qui a lieu chaque année à Tokyo et dont il est le président.

Fiche du conférencier
Rémi Quirion | Lire la biographie

Originaire de Lac-Drolet, au Québec, Rémi Quirion fait ses études de premier cycle en biologie et obtient un doctorat en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke en 1980.

En 1983, après trois ans passés à l’Institut national en santé mentale de Bethesda, au Maryland, il enseigne à l’Université McGill. La même année, Dr Quirion entre en fonction au Centre de recherche de l’Institut Douglas où il développe des laboratoires et forme plus de 70 étudiants et stagiaires postdoctoraux. Dr Quirion devient ensuite professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill, membre associé du Département de pharmacologie et du Département de neurologie et de neurochirurgie et professeur au Centre d’études sur le vieillissement.

De 1996 à 2011, Rémi Quirion est directeur scientifique du Centre de recherche de l’hôpital Douglas. En 2009, il devient le premier directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, un des treize instituts de recherche en santé du Canada. En 2011, il quitte l’Institut Douglas et son poste de vice-doyen aux sciences de la vie et aux initiatives stratégiques de la Faculté de médecine de l’Université McGill pour devenir le tout premier scientifique en chef du Québec. À ce titre, il préside les conseils d’administration des trois Fonds de recherche du Québec et conseille le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec en matière de développement de la recherche et de la science.

Auteur de plus de 700 publications dans des revues scientifiques reconnues, Dr Quirion est l’un des chercheurs en neurosciences les plus cités dans le monde. Il a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix du jeune chercheur du Club de recherches cliniques du Québec; le Prix du jeune chercheur conférencier de la Société internationale de neurochimie; le prix Heinz-Lehmann du Collège canadien de neuropsychopharmacologie (CCNP); le prix Léo-Parizeau de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences; le prix Innovation du CCNP; le prix Novartis; et le prix Wilder-Penfield pour l’ensemble de ses travaux dans le domaine biomédical. En 2007, il est nommé au titre d’Officier de l’Ordre du Canada; en 2010, il reçoit le doctorat honorifique de l’INRS pour sa contribution remarquable au domaine de la santé mentale; et en 2011, il reçoit un doctorat honorifique de l’Université Concordia pour l’ensemble de son oeuvre en neurosciences.

Fiche du conférencier
Andrée-Lise Méthot | Lire la biographie

Andrée-Lise Méthot a débuté sa carrière en ingénierie, avant de devenir la directrice générale du Fonds d’action québécois pour le développement durable (FAQDD) de 2000 à 2003. Elle occupe ensuite celui de présidente-directrice générale du Fonds d’investissement en développement durable (le FIDD), de 2003 à 2009, créé conjointement par le FAQDD, Fondaction CSN, et le Fonds de soldarité FTQ. Le FIDD devient Cycle Capital Management en 2009 et elle en est nommée associée directeure.

Fiche du conférencier
Paul Shrivastava | Lire la biographie

Paul Shrivastava entame sa carrière en 1976 comme directeur chez Hindustan Computers à New Delhi. Au cours de sa carrière, il enseigne notamment à la Stern School of Business de l’Université de New York, à l’Indian Institute of Management de Shillong et à la John Molson School of Business de l’Université Concordia. Entre 1986 et 1991, M. Shrivastava est directeur exécutif de l’Industrial Crisis Institute, à New York. Il fonde, en 1998, l’entreprise eSocrates.com qu’il dirige jusqu’en 2004. Paul Shrivastava est nommé directeur exécutif de Future Earth pour un mandat de deux ans en février 2015. Il en devient conseiller principal en 2017.

Fiche du conférencier

Compte rendu de la conférence :

M. Omi a souligné l’importance d’une plus grande implication des décideurs politiques et des chefs d’entreprises dans les discussions scientifiques afin de trouver des solutions aux enjeux contemporains. Il a rappelé que l’an dernier, le Forum STS a attiré 1 400 participants de partout dans le monde pour discuter d’enjeux tels que le développement durable, l’environnement, l’innovation, l’éducation, la santé et la sécurité. Il a finalement invité les décideurs canadiens à venir assister au prochain forum en octobre 2017. M. Omi a ensuite cédé la place au panel.

Lorsque les panélistes ont pris place, M. Bégin leur a d’entrée de jeu demandé de se prononcer sur la façon dont le Québec et le Canada peuvent contribuer à une économie mondiale verte et innovatrice. Mme Méthot croit que nous pouvons faire une différence en matière de réduction de carbone, mais que nous avons besoin de plus de données afin d’établir des objectifs clairs. Elle a insisté sur le fait que cet effort doit passer par un investissement dans les entreprises technologiques qui, au Canada, reçoivent 50% moins de financement qu’aux États-Unis. Du même avis, M. Shrivastava a précisé que nous devons également prendre en compte les contextes économiques des pays et qu’il faut penser les stratégies de réduction de carbone selon les capacités de chacun. M. Quirion a, quant à lui, rappelé que le Québec et le Canada doivent briser les silos et travailler en équipe avant de devenir des leaders mondiaux. Selon les panélistes, nous devons joindre l’expertise des universitaires, des entreprises et du gouvernement plutôt que de les placer en compétition. Finalement, tous se sont dits optimistes face à notre capacité à lutter contre les changements climatiques, mais que cela demandera des solutions innovantes.

Thèmes abordés :

  • Les solutions scientifiques et technologiques pour parvenir à une société à faible émission de carbone et favoriser le développement durable
  • L’utilisation plus active des TIC dans la planification et la gestion urbaine afin de rendre nos villes plus intelligentes
  • Renforcer la collaboration entre les universités et les entreprises
  • L'importance de se doter de programmes scientifiques de haute qualité dans nos écoles

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