La tribune internationale de Montréal
Législations nationales et nouvelles réalités mondiales 25 octobre 2017 Stephen Breyer Juge à la Cour suprême des États-Unis L’honorable Suzanne Côté Juge à la Cour suprême du Canada
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Après son allocution, le juge Breyer s'entretiendra avec :

Yves Boisvert

Yves Boisvert
Chroniqueur, La Presse

The differences in the world that matter are not racial, national, or religious. They are the differences between the people that believe in the rule of law and those who don’t. And if you want to know what don’t means, turn on the television and just see what can happen when people choose to decide their differences that way.

Compte rendu de la conférence :

L’allocution du juge Breyer s’est articulée autour du thème de son troisième livre The Court and the World, qui traite de la complémentarité des droits national et international. Selon M. Breyer, les juges de la Cour suprême des États-Unis sont à la croisée des chemins, en ce sens où ils se prononcent de plus en plus sur des réalités qui dépassent uniquement les États-Unis telles que le commerce et l'immigration. Par ailleurs, les juges prennent en considération les réalités d’autres États démocratiques qui font face à des problèmes semblables, par exemple l’équilibre entre les droits et libertés et la sécurité dans un monde où la stabilité est menacée par le terrorisme international. Le juge Breyer a également tenu à rappeler que la Constitution américaine ne donne pas carte blanche au président des États-Unis sur les questions de droits et libertés, même en temps de guerre.

M. Yves Boisvert, chroniqueur à La Presse, a ensuite rejoint notre conférencier sur scène pour une courte discussion. M. Breyer est d’abord revenu sur l’idée de puiser dans le droit international afin d’éclairer la formation de l’opinion des tribunaux nationaux. Il a réaffirmé que la logique qui prévaut est que les autres États font face à des situations similaires et que la Cour suprême devrait s’en inspirer. M. Boisvert a ensuite interrogé le juge sur la question d’une possible politisation de la Cour suprême, ce que M. Breyer a nié. Il a en effet mentionné que tous les juges suivent d’abord la constitution américaine et que, bien qu’il soit impossible de séparer totalement l’idéologie de la personne, leur expérience les amène à servir le droit avant tout. Finalement, M. Breyer s’est dit en faveur d’un âge pour la retraite des juges de la Cour suprême, qui sont présentement nommés à vie.

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