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René Moreau Président, Agropur Agropur : réussir dans un marché mondial en consolidation 17 octobre 2017
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René Moreau

Compte rendu de la conférence :

L’allocution de M. Moreau s’est concentrée sur trois grands axes :

La stratégie de développement d’Agropur

Avec un chiffre d’affaires de plus de 6 milliards $ et plus de 3 345 producteurs membres, Agropur est la plus grande coopérative de transformation laitière en Amérique du Nord et le 20e transformateur laitier au niveau mondial. Au cours des cinq dernières années, la coopérative a remis plus de 400 millions $ en ristournes à ses membres, qui à leur tour les ont en partie réinvesties dans le développement de l’entreprise. Au cours de cette même période, Agropur a réalisé des fusions et acquisitions aux États-Unis pour un montant de 1,7 milliards $ qui ont fait progresser son chiffre d’affaires de près de 13% par année.

Les accords de libre-échange et l’industrie laitière

M. Moreau s’est dit d’avis que la plus grande ouverture du marché canadien aux fromages fins européens suite à l’entrée en vigueur de l’AECG affectera l’industrie canadienne des fromages fins, encore récente et vulnérable. Par ailleurs, la décision d’octroyer seulement 45% des nouveaux quotas prévus dans l’AECG aux fabricants canadiens aura un impact négatif sur la position concurrentielle du Canada, dans un marché déjà très compétitif. En ce qui a trait à l’ALENA, M. Moreau a déclaré que ni Agropur, ni aucun autre producteur ou transformateur laitier canadien n’acceptera de devenir une monnaie d’échange dans les négociations en vue du renouvellement de l’Accord. Il a d’ailleurs salué l’engagement du gouvernement canadien à maintenir le système de gestion de l’offre.

Les bénéfices du système canadien de gestion de l’offre

S’appuyant sur une étude du Boston Consulting Group, M. Moreau a affirmé que la suppression du système amputerait le PIB canadien de 2 à 3,5 milliards $ et détériorerait notre balance commerciale en produits alimentaires. Il a également cité l’exemple de l’Australie, qui, malgré l’octroi d’aides à la transition de 2 milliards $ australiens sur 8 ans, a subi une diminution importante de l’emploi et des exportations ainsi qu'une augmentation des prix du secteur laitier. Il a également mentionné que la gestion de l’offre permet d’éviter les subventions aux producteurs, contrairement à ce qui prévaut aux États-Unis et dans l’Union européenne, qui subventionnent annuellement leur agriculture à hauteur de 100 milliards $US et 57 milliards € respectivement.

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