La tribune internationale de Montréal
Économie mondiale 2018 : le vrai début de l'après-crise financière ? 2 novembre 2017 François Dupuis Vice-président et économiste en chef, Mouvement Desjardins Stéfane Marion Économiste et stratège en chef, Banque Nationale Pierre Cléroux Vice-président, Recherche et économiste en chef, BDC
Série Économie Mondiale présentée par
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Modérateur :

Clément Gignac

Clément Gignac
Vice-président principal et économiste en chef, Industrielle Alliance

On n’est pas capable de mesurer la productivité comme il faut au niveau macroéconomique ; ça, c’est la réalité lorsque l’on devient de plus en plus une économie de services […] S’il n’y a pas d’inflation, que les profits sont au plafond et qu’on est au plein emploi, de toute évidence, il y en a de la productivité, c’est qu’on est pas capable de la mesurer.

Compte rendu de la conférence :

Questionnés par M. Gignac, nos panélistes se sont livrés, pour cette huitième édition, à une analyse de la situation économique mondiale. Les discussions ont principalement porté sur trois sujets :

La Chine
Nos panélistes ont soutenu que les récents changements au sein du régime communiste chinois pourraient avoir une incidence sur la durabilité de l’économie chinoise et, à long terme, sur son rôle de moteur de croissance mondiale. Selon eux, des négociations fortes sont à prévoir entre la Chine et les États-Unis étant donné le contexte géopolitique entre ces deux pays, principalement en raison du protectionnisme américain et de l’intervention de l’état communiste, et le déficit commercial de 350 milliards $ des États-Unis.

L’ALENA
Les trois économistes ont ensuite échangé sur les négociations difficiles de l’ALENA qui sont en cours. M. Cléroux s’est dit optimiste quant à leur issue, qu’il y ait entente ou non, car le bon équilibre de nos échanges avec les Américains augmente les chances d’arriver, à tout le moins, à une entente bilatérale. En effet, le Canada est l’un des plus grands marchés d’exportation pour les États-Unis et le premier marché d’exportation pour 33 États américains, qui pourront faire pression sur le gouvernement fédéral. Dans le pire scénario, où même un accord bilatéral serait impossible, l’impact sur l’économie canadienne ne serait pas si grand, selon M. Cléroux, puisque les accords internationaux assurent déjà des tarifs douaniers de 3 à 5% en moyenne.

Le Canada et le Québec
Le retour à la croissance au Canada devrait emmener de nouvelles hausses du taux directeur de la Banque du Canada au courant de la prochaine année, selon M. Dupuis. La reprise de l’économie canadienne est soutenue par le retour à l’équilibre budgétaire au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Les trois économistes ont toutefois appelé à la prudence quant à l’utilisation des surplus budgétaires, bien qu’ils soient en faveur d’une diminution des impôts des particuliers et des petites entreprises. Enfin, selon M. Marion, le Québec doit éviter d’augmenter trop rapidement le salaire minimum, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’économie de la province ainsi que sur le taux d’emploi des jeunes.

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