La tribune internationale de Montréal
Hubert Bolduc, Francis Baillet, John Di Bert, François Boulanger

Concurrence internationale : pourquoi une entreprise s'établit à un endroit plutôt qu'à un autre ?

21 novembre 2017 Hubert Bolduc Président-directeur général, Montréal International Francis Baillet Vice-président, Affaires corporatives, Ubisoft John Di Bert Vice-président principal et chef de la direction financière, Bombardier François Boulanger Vice-président exécutif et chef de la direction financière, CGI
Série Économie Mondiale
Modérateur :

Emilio B. Imbriglio

Emilio B. Imbriglio
Président et chef de la direction, Raymond Chabot Grant Thornton

Photos de l’événement

Montréal n’a jamais été aussi attractive, on n’a jamais été aussi bien positionnés à travers la planète. If it ain’t broken, don’t fix it : maintenons les crédits d’impôts, nous allons continuer d’attirer des entreprises étrangères qui vont créer de la richesse à Montréal. […] Quand Montréal fait partie de la courte liste des villes potentielles, dans 60% des cas, on gagne.

Compte rendu de la conférence :

Questionnés par Emilio Imbriglio sur les facteurs qui influencent le choix d’une ville ou d’une région pour s’établir, la disponibilité du talent et la capacité de l’État à l’attirer ont fait consensus auprès des panélistes. En d’autres termes, l’endroit stratégique pour une entreprise est celui qui sera en mesure de produire de jeunes professionnels compétents, de financer leur secteur et de faciliter l’immigration des talents internationaux, a résumé Francis Baillet. Un autre élément important pour les entreprises est la proximité avec la clientèle, ce qui est primordial selon François Boulanger. Il a par ailleurs indiqué que le système fiscal de l’État d’accueil est très important, car une entreprise doit donc assurer un rendement aux investisseurs et la fiscalité fait partie intégrante de l’équation. Hubert Bolduc a abondé dans ce sens en nuançant le préjugé voulant qu’un crédit d’impôt accordé aux entreprises n’est pas profitable pour l’État. Selon lui, ces crédits permettent de consolider des entreprises locales et d’en attirer de l’international qui créeront des emplois bien rémunérés.

M. Imbriglio a ensuite amené les panélistes à se prononcer sur l’impact des politiques de la nouvelle administration américaine pour le Canada. Si la question des baisses d’impôts parait inquiétante, M. Bolduc a affirmé que cette situation s’apparente à l’incertitude qui avait entouré la parité de nos monnaies il y a une dizaine d’années, à laquelle les entreprises se sont adaptées. John Di Bert a souligné qu’il faut surtout s’inquiéter du protectionnisme de l’administration Trump, comme l’illustre bien l’exemple des pénalités envers la CSeries plus tôt cet automne. Enfin, les panélistes sont d’avis que le Canada détient un net avantage quant à ses processus d’immigration et son accès aux marchés européen et nord-américain, mais les États-Unis dominent encore au chapitre de la capacité des États à investir beaucoup de fonds publics dans l’attraction d’entreprises étrangères.

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