La tribune internationale de Montréal
Mitch Garber
Mitch Garber Président du conseil d'administration, Investir au Canada

Mieux faire pour attirer les investissements

13 novembre 2018
Série Affaires
M. Garber s'entretiendra avec :

Jean-Philippe Cipriani
Journaliste et chroniqueur économique

Compte rendu de la conférence :

Dans un premier temps, Mitch Garber a expliqué la mission et les objectifs d’Investir au Canada. Faisant état du ralentissement des investissements étrangers directs (IDE) au cours des dernières années, il a déploré que le Canada était le seul pays du G7 à ne pas avoir encore d’agence fédérale d’attraction des IDE. Il a également souligné la difficulté pour les travailleurs étrangers d’obtenir des visas rapidement. À cet égard, il a rappelé que la Stratégie en matière de compétences mondiales, lancée l’an dernier a reçu, au cours de la dernière année, plus de 10 000 candidatures avec un taux d’acceptation de 96 %. Cette stratégie prévoit une entrée rapide sur le marché canadien pour les travailleurs qualifiés dans les secteurs porteurs de notre économie.

Dans un second temps, Mitch Garber s’est entretenu avec le journaliste et chroniqueur économique Jean-Philippe Cipriani qui l’a d’abord invité à se prononcer sur les avantages du Canada face aux États-Unis. M. Garber a expliqué que les baisses d’impôts chez notre voisin sont à leur avantage, mais que le Canada a tout de même le 3e meilleur régime d’impôt parmi les pays du G7. Selon lui, le contexte américain, réfractaire à l’immigration, et la guerre des tarifs avec la Chine sont aussi des opportunités à saisir pour le Canada. M. Cipriani lui a ensuite demandé si l’agence fédérale n’allait pas empiéter sur le travail réalisé par les agences provinciales et municipales. M. Garber a déclaré que les efforts d’Investir au Canada seraient surtout axés sur le développement d’une stratégie marketing forte à l’international. En conclusion, dans le contexte de la vente récente de compagnies québécoises à des intérêts étrangers, M. Garber a rappelé que les entreprises canadiennes acquièrent trois fois plus d’entreprises qu’on en vend à l’étranger et qu’il faudrait davantage promouvoir ces bons coups.

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