La tribune internationale de Montréal
Lu Shaye
S.E. Lu Shaye Ambassadeur de la République populaire de Chine au Canada

La nouvelle route de la soie : plus d’opportunités pour le Canada et le monde

27 novembre 2018
Série Affaires Étrangères
Photos de l’événement

L’économie chinoise a réduit sa dépendance vis-à-vis des exportations de près de 70% en 2007 à quelques 10% aujourd’hui.

Lu Shaye débute sa carrière au ministère des Affaires étrangères de Chine (MAE) en 1987. L’année suivante, il rejoint l’Ambassade de Chine auprès de la République de Guinée à titre d’attaché jusqu’en 1991. De retour au MAE, il occupe plusieurs postes au sein du département des affaires africaines, notamment ceux de premier secrétaire et de directeur de division. En 2001, Lu Shaye rejoint l’Ambassade de Chine en France comme conseiller. Il retourne au départemement des affaires africaines du MAE en 2003 à titre de directeur général adjoint.

En 2005, Lu Shaye rejoint sa première affectation comme ambassadeur, au Sénégal. Il occupe ensuite, entre 2009 et 2014, le poste de directeur général du départemement des affaires africaines du MAE. De 2014 à 2015, il est vice-maire de la ville de Wuhan, dans la province de Hubei, avant d’être nommé directeur général des recherches sur les politiques du bureau des Affaires étrangères du comité central du Parti communiste de Chine.

C’est en mars 2017 que Lu Shaye est nommé Ambassadeur de la République populaire de Chine au Canada.

Thèmes abordés :

  • L’expansion et l’ouverture économiques de la Chine
  • Renforcer les relations Chine-Canada : les priorités

Compte rendu de la conférence :

Dès le début de son discours, l’ambassadeur a tenu à faire état de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, dont les échanges commerciaux bilatéraux s’élèvent à plus de 580 milliards $ US par année. Il est évident, selon lui, que la taxe douanière imposée sur 250 milliards $ US de produits chinois a un impact direct sur l’économie chinoise et pèse lourd sur ses industries et ses régions. Il a toutefois souligné que ce risque était contrôlable, d’abord parce que la Chine a réduit sa dépendance à l’exportation de 70% à 10% dans les 10 dernières années, ensuite car les grands projets du gouvernement stimulent la demande intérieure. Selon lui, les pertes économiques de la poursuite de cette guerre de tarif n’aurait qu’un impact de quelques dixièmes de pourcentage sur son PIB.

M. Shaye a poursuivi en rappelant l’ouverture du marché chinois au cours des 40 dernières années. Il a affirmé que la Chine est désormais totalement intégrée au système commercial multilatéral, qu’elle est le plus important partenaire économique de plus de 130 pays, en plus de contribuer à 30% de la croissance économique mondiale. Il a ensuite parlé du projet de la nouvelle Route de la soie qui, depuis son lancement il y a 5 ans, a développé 80 zones de coopérations économiques et commerciales dans une quarantaine de pays. Citant un article publié par le Centre canadien de recherche sur la mondialisation, il a également démontré l’impact positif de ce projet au Kenya et au Laos.

Finalement, l’ambassadeur a dénoncé les critiques occidentales au sujet de la démocratie, des droits humains et de la liberté en Chine, qu’il a qualifiées de mensongères et non fondées. Il a déclaré que nos histoires distinctes ont formées des définitions différentes de ces valeurs fondamentales et rappelé que le Parti Communiste Chinois a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Il a d’ailleurs enjoint l’auditoire à venir eux-mêmes constater les progrès réalisés par le pays.

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