La tribune internationale de Montréal
Denis Leclerc, Kim Thomassin, Solenne Brouard, Sidney Ribaux

Changements climatiques : l’économie verte peut-elle combler le retard?

20 novembre 2018 Denis Leclerc Président et chef de la direction, Écotech Québec Kim Thomassin Première Vice-présidente, Affaires juridiques et Secrétariat, CDPQ ; Membre du Groupe d'experts en financement durable du Gouvernement du Canada Solenne Brouard Présidente et fondatrice, Polystyvert Sidney Ribaux Cofondateur et directeur général, Équiterre
Série Environnement
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Transiter vers une économie plus verte nécessitera beaucoup de fonds, et pas seulement des gouvernements. Il faut se questionner sur comment utiliser l'argent public comme levier pour attirer les investissements privés.

Thèmes abordés :

  • Comment soutenir le développement des entreprises québécoises et catalyser l’attraction d’investissements privés, tout en préservant la propriété et les emplois au Québec ?
  • L’importance d’une meilleure cohérence gouvernementale avec le secteur privé.
  • Marché du carbone et Fonds vert : comment maximiser les retombées ?

Compte rendu de la conférence :

Denis Leclerc a souligné d’entrée de jeu l’urgence d’agir face aux changements climatiques et de modifier nos façons de faire. Toutefois, selon lui, cette transition vers une économie plus verte demande beaucoup de financement et les gouvernements doivent, en ce sens, servir de levier à l’attraction d’investissements privés. À cet égard, Solenne Brouard a rappelé que le développement de nouvelles technologies coûte extrêmement cher et a fait valoir la nécessité d’un appui financier des gouvernements et de l’élaboration de politiques incitatives pour attirer des investisseurs privés. Elle a par la suite déclaré qu’il existe beaucoup, peut-être même trop de programmes publics d’aide aux entreprises, et il s’avère difficile de s’y retrouver sans avoir à y dédier une ressource humaine à temps plein.

Pour sa part, Kim Thomassin a souligné l’engagement de la CDPQ d’augmenter ses investissements dans le secteur de l’économie verte de 50% d’ici 2020, ce qui correspond à 24 milliards $. Elle a expliqué que cet objectif est maintenant lié à la rémunération de ses employés afin de les encourager à s’impliquer davantage dans cette transition. Elle a également rappelé le leadership de la Caisse auprès des pays du G7 lors du sommet à Charlevoix en juin dernier et d’autres investisseurs institutionnels internationaux afin de se positionner sur la lutte aux changements climatiques.

Au cours de la discussion, Sidney Ribaux a mis en évidence le paradoxe des institutions publiques internationales qui, malgré toutes les annonces pour soutenir l’économie verte, investissaient encore, en 2017, 500 milliards $ dans les énergies fossiles. Il a aussi appelé les gouvernements à une implication de tous les ministères dans la lutte contre les changements climatiques car, selon lui, les efforts doivent aller au-delà du ministère de l’Environnement. Enfin, il a salué les initiatives locales comme Le Pacte pour la transition qui permettent de conscientiser davantage la population et de favoriser la mobilisation face aux enjeux environnementaux.

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