La tribune internationale de Montréal
François  Bourdon, François Dupuis, Stéfane Marion, Michèle Boisvert

L'économie mondiale en 2019 :
Optimisme ou prudence ?

23 novembre 2018 François Bourdon Chef des placements global, Fiera Capital François Dupuis Vice-président et économiste en chef, Mouvement Desjardins Stéfane Marion Économiste et stratège en chef, Banque Nationale Michèle Boisvert Première vice-présidente, Rayonnement des affaires, Caisse de dépôt et placement du Québec
Série Économie Mondiale
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Le rapport de force entre les États-Unis et la Chine; la diminution du rôle des banques centrales; ainsi que les changements technologiques, climatiques et géopolitiques, sont des facteurs à surveiller pour la prochaine année.

Thèmes abordés :

  • La montée du protectionnisme
  • Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine
  • La zone euro fragilisée
  • Perspectives 2019 et impacts sur l’économie du Québec

Compte rendu de la conférence :

Nos panélistes se sont d’abord prononcés sur les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, déplorant les impacts négatifs sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. François Bourdon a soutenu que cette guerre commerciale pourrait éventuellement se terminer par la création de deux axes commerciaux distincts, tandis que Stéfane Marion prévoit pour sa part que l’interdépendance économique entre les deux pays forcera leur rapprochement. Dans un autre ordre d’idées, tous étaient d’accord à l’effet que les incertitudes qui ont entourées la renégociation ont été mauvaises pour les investissements et se sont montrés optimistes quant à une ratification rapide. Selon M. Dupuis, le Canada a sauvé les meubles et cet exercice aura permis d’ouvrir les yeux à nos dirigeants sur l’importance de diversifier nos exportations.

Du côté de la zone Euro, M. Bourdon a estimé qu’il y a un risque de fracture élevé à long terme, compte tenu des différences importantes entre les pays du nord et du sud. MM. Dupuis et Marion ont, quant à eux, mentionné que le poids économique de la zone, qui représente près de 25% du commerce mondial, et la baisse de l’endettement global lui permettra de se redresser. Ils ont ensuite attiré l’attention de l’auditoire sur les pays émergents, qui représentent 60% du PIB mondial, et des risques qu’un ralentissement de leur croissance pourrait engendrer. Stéfane Marion a cependant indiqué que les incertitudes sont normales en phase mature de l’économie et qu’il ne fallait pas réagir trop vite face à une désynchronisation des marchés.

Somme toute, les prévisions des panélistes se sont avérées assez positives pour 2019 avec une croissance d’environ 3%. Selon eux, une récession n’est pas à prévoir pour les deux prochaines années, mais le rapport de force entre les États-Unis et la Chine, la diminution du rôle des banques centrales, ainsi que les changements technologiques, climatiques et géopolitiques, constituent des facteurs à surveiller pour la prochaine année.

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