La tribune internationale de Montréal
Jean-François  Lépine, Valérie Boissonneault, David Brulotte, René Sylvestre, Francis Paradis, Catherine Mercier

Le Québec en Asie : comment mieux profiter de ce marché en pleine croissance ?

18 octobre 2019 Jean-François Lépine, Directeur des représentations du Québec en Chine Valérie Boissonneault, Directrice du Bureau du Québec à Séoul, Corée du Sud David Brulotte, Délégué général du Québec à Tokyo, Japon René Sylvestre, Directeur du Bureau du Québec à Singapour Francis Paradis, Directeur du Bureau du Québec à Mumbai, Inde Catherine Mercier, Journaliste et animatrice, Radio Canada (modératrice)
Série Affaires Étrangères
Photos de l’événement

Les bureaux du Québec en Asie ne représentent que 40% des effectifs du Québec en Europe. Il y a une nécessité d’en faire plus.

Thèmes abordés :

  • L’Asie : un marché exceptionnel pour accroître ses exportations et diversifier ses marchés
  • L’immense potentiel de la région avec sa croissance économique, la plus forte au monde, et sa classe moyenne, la plus grande de la planète
  • Comment le Québec peut s’y positionner davantage pour mieux tirer profit de ce grand marché ?
  • Les expériences sur le terrain des chefs de poste des représentations du Québec et les entreprises qui y rencontrent du succès
  • Les impacts positifs des orientations plus économiques de la diplomatie québécoise

Compte rendu de l'événement :

Les chefs de poste ont d’abord fait un tour d’horizon de la situation avantageuse des pays où ils sont établis, mentionnant notamment l’importance croissance économique mais également la forte capacité d’innovation et de créativité de cette région. À cet égard, selon M. Paradis, l’Inde a un potentiel incroyable du fait que plus de 60% des Indiens ont moins de 25 ans et que le Premier ministre Narendra Modi a mis en place une série de mesures visant à développer les infrastructures à l’échelle du pays au cours des prochaines années.

Mme Mercier a ensuite amené les panélistes à se prononcer sur les récents accords de libre-échange conclus avec l’Asie. M. Brulotte a déclaré qu’il est encore trop tôt pour mesurer les impacts de l’entrée en vigueur du PTPGP, mais qu’ils se ressentent déjà dans le secteur agroalimentaire. Selon lui, l’avantage principal de l’accord est d’éliminer les barrières non-tarifaires, tels que les processus d’approbation et de réglementation, qui découragent souvent les PME à se tourner vers cette région du monde. Pour sa part, Mme Boissonneault a rappelé que l’accord de libre-échange avec la Corée du Sud, entré en vigueur en 2015, a déjà permis d’éliminer 95% des barrières tarifaires entre nos pays.

Une autre question ayant retenu l’attention de nos panélistes a été l’influence grandissante de la Chine et de l’Inde. M. Lépine a fait le constat d’une véritable offensive chinoise pour conquérir de nouveaux marchés afin de conserver son statut défié par la croissance indienne. Selon lui, le développement de la nouvelle route de la soie, au cœur de cette stratégie économique, est une opportunité sans précédent pour les entreprises québécoises. En conclusion, nos panélistes étaient d’avis que les entreprises ont tout à gagner à tenter de percer les marchés asiatiques, notamment les industries créatives, multimédias, de transports ou d’ingénieries. Ils ont enjoint l’auditoire à utiliser davantage les ressources des représentations du Québec dans la région, dont la mission est d’accompagner les entreprises et de les aider à adapter leur stratégie en fonction du pays.

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