La tribune internationale de Montréal
Marc-André Blanchard
Marc-André Blanchard Premier vice-président et chef, CDPQ Mondial

Les avantages de se différencier sur les marchés mondiaux

18 mars 2021
Série Économie Mondiale
M. Blanchard s'entretiendra avec :

Mia Homsy
Présidente-directrice générale,
Institut du Québec

 Dans 10 ans, on ne parlera plus d’investissement durable. Ça va devenir totalement mainstream. On ne parlera plus d’impact investment. La norme va être l’investissement durable.

Marc-André Blanchard Lire la biographie

Marc-André Blanchard détient un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal et une maîtrise en droit public international de la London School of Economics and Political Science. Il est également titulaire de deux maîtrises de la School of International and Public Affairs de l’Université Columbia, l’une en administration publique, l’autre en relations internationales avec spécialisation en droit international des affaires.

M. Blanchard débute sa carrière en 1992 comme avocat chez Woods, à Montréal. Il rejoint le cabinet d’avocats McCarthy Tétrault en 1997 et devient associé en 2000. Il est nommé, en 2004, associé directeur régional pour le Québec. En 2010, il devient président du conseil et chef de la direction de McCarthy Tétrault. Il est le plus jeune dirigeant d’un cabinet d’avocats au Canada.

Parallèlement à ses fonctions, M. Blanchard a également été président du Parti libéral du Québec de 2000 à 2008 et a fait partie de l’équipe de transition du Premier ministre Justin Trudeau suite à son élection en octobre 2015. Il est nommé, le 16 janvier 2016, ambassadeur et représentant permanent du Canada à l’ONU et occupe cette fonction jusqu'en 2020. En parallèle, il siège au conseil canadien de l’Accord de libre-échange nord-américain de 2017 à 2020. C'est en septembre 2020 qu'il est nommé premier vice-président et chef de CDPQ mondial. 

  Revue de presse

 

Thèmes abordés :

  • Le rôle et les objectifs stratégiques de CDPQ Mondial
  • L’importance des partenariats internationaux pour la Caisse
  • Faire mieux profiter les entreprises et partenaires québécois de l’écosystème international de la Caisse
  • La place des ESG (Environnement, Société, Gouvernance) dans les décisions d’investissements

Compte rendu de l'événement :

M. Blanchard a débuté en mentionnant la présence internationale de la Caisse, où les deux tiers des actifs sont concentrés. Il a par la suite expliqué les cinq axes au cœur de CDPQ Mondial. Un de ses axes, qui vise à assurer que l’écosystème de la Caisse profite aux entreprises québécoises, a interpellé Mme Homsy, qui a souhaité savoir comment cela se répercute. M. Blanchard a rappelé que la Caisse a 50 milliards de $ d’investis dans des entreprises québécoises. Elle a également soutenu 285 acquisitions d’entreprises étrangères par des entreprises québécoises, son portfolio international lui permettant de faire le pont.

Par la suite, M. Blanchard s’est dit d’avis que l'agroalimentaire, la santé publique et les infrastructures seront des secteurs à surveiller dans les prochaines années. Par après, M. Blanchard a expliqué l’importance qu’il accorde aux placements ESG et que selon lui, ces investissements seront la norme d’ici quelques années. Le but des corporations aujourd’hui n’est plus le retour pour les actionnaires, il leur faut penser aux autres intervenants. Pour la Caisse, son plan d’investissements ESG passe par son Plan vert, qui lie la rémunération des dirigeants à la performance des investissements durables.

La discussion s’est conclue sur des questions du public. La première demandait si la Caisse favorisait un mode de gouvernance des ESG dans les entreprises où elle investit. M. Blanchard a donc rappelé l’engagement de la Caisse à s’opposer aux listes des membres de conseils d’administration qui ne contiennent pas au moins 30 % de femmes pour exprimer l’importance accordée. Quant à la seconde, qui touchait les investissements liés aux infrastructures et aux changements climatiques, M. Blanchard a rappelé la diminution du coût des énergies renouvelables et l’alignement de plusieurs pays, tels que les États-Unis ou la Chine, sur la lutte aux changements climatiques, ce qui rend ces investissements particulièrement attrayants.

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