La tribune internationale de Montréal
Simon  Brault, Louise Lantagne, Vanessa Kanga, Natasha Kanapé Fontaine

Faire rayonner notre culture et nos valeurs dans le monde

9 mars 2021 Simon Brault Directeur et chef de la direction, Conseil des arts du Canada Louise Lantagne Présidente et chef de la direction, SODEC Vanessa Kanga Fondatrice et responsable des partenariats internationaux, Festival Afropolitain Nomade Natasha Kanapé Fontaine Poète, autrice, actrice et artiste visuelle
Série Culture
Modératrice

Rebecca Makonnen
Animatrice radio et télé,
Radio-Canada

Tout le monde le sait, il va y avoir un engorgement sur notre territoire, alors imaginez à l’international. La relève devra continuer à prendre sa place face à cet engorgement.

  Revue de presse

 

Thèmes abordés :

  • Promouvoir et faire rayonner la création artistique et littéraire de la relève d’ici sur la scène internationale
  • Accroitre notre présence internationale grâce au numérique : enjeux et opportunités
  • Développer la coopération culturelle internationale, notamment au sein de la Francophonie

Compte rendu de l'événement :

Simon Brault a débuté la discussion en mentionnant qu’après la pandémie, il faudra reconstruire les plateformes de diffusion culturelle et s’assurer que les artistes aient le financement nécessaire à la reprise de leurs activités. Il croit également que les modèles prépandémiques devront être revus, notamment parce qu’une nouvelle génération de promoteurs, plus encline à la diversité et à la nouveauté, se met en place. Louise Lantagne a par la suite rappelé la collaboration entre la SODEC et LOJIQ, qui a permis de développer la relève artistique et les futurs entrepreneurs culturels. Elle craint cependant que lors du retour à la normale, l’engorgement prévu puisse favoriser les artistes établis au détriment de la relève.

La discussion s’est poursuivie sur le thème du numérique. Vanessa Kanga a souligné la fracture numérique entre les régions du monde, tout en reconnaissant que le numérique facilite les rencontres et démocratise certains accès. Pour Natasha Kanapé Fontaine, le virage numérique a permis à certains artistes de se réinventer en temps de pandémie, mais qu’ils doivent se protéger pour éviter que leurs œuvres ne soient utilisées sans leur consentement. Simon Brault a soutenu que les subventions à la création numérique ont permis à des artistes inconnus de se faire connaître. Sur les géants du web, Louise Lantagne croit qu’ils accordent une visibilité extraordinaire aux artistes, mais que ces derniers ne doivent pas renoncer à leur propriété intellectuelle pour être promus à l’international.

Par la suite, le thème de la Francophonie a été abordé. Pour Vanessa Kanga, l’avenir de la Francophonie passe par le continent africain, qui connaît une croissance démographique importante, mais dont les artistes sont sous-financés et font face à plusieurs barrières qui freinent leurs démarches. Simon Brault a rajouté qu’il faudra augmenter les efforts de diplomatie culturelle avant que le marché africain ne soit rentable.

La discussion s’est conclue sur des questions du public. La première touchait les régions priorisées pour la promotion des créations artistiques canadiennes. Simon Brault est d’avis qu’il faudrait prioriser le continent sud-américain. Louise Lantagne estime qu’il y aura plusieurs opportunités post-pandémie, notamment au Salon du livre de Francfort. La dernière question abordait le lien entre le développement de la culture à l’international et la capacité d’accueillir des évènements ici. Vanessa Kanga estime que les deux sont liés et permet d’assister à des rencontres improbables. Simon Brault a conclu qu’il faudrait accueillir davantage d’artistes de l’étranger après la pandémie pour étendre nos horizons. .

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