La tribune internationale de Montréal
Benoit Charette
Benoit Charette Ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec

Miser sur les forces du Québec pour relancer durablement notre économie

8 avril 2021
Série Environnement
M. Charette s'entretiendra avec :

Richard Mimeau
Directeur général, Conseil des entreprises en technologies environnementales du Québec (CETEQ)

La grande entreprise québécoise vous dira qu’elle préfère le marché du carbone québécois à la taxe fédérale, car cet argent lui est retourné pour améliorer ses procédés, ce qui la rend plus compétitive sur la scène internationale.

Benoit Charette Lire la biographie

Benoit Charrette détient un baccalauréat en histoire avec concentration en science politique de l’UQAM et possède également un diplôme en administration publique de l’ENAP.

Il débute sa carrière au ministère des Relations internationales du Québec en 2000, où il se joint à la délégation du Québec à Mexico. Par la suite, de 2001 à 2003, il travaille à l’Agence intergouvernementale de la Francophonie à Moncton en tant que gestionnaire de programme. Ensuite, il est désigné directeur général du Forum jeunesse des Laurentides, où il œuvre de 2003 à 2005. Il rejoint par la suite la Fondation Jules et Paul-Émile Léger en tant que gestionnaire des programmes locaux.

C’est en 2008 qu’il fait le saut en politique en étant élu député de la circonscription de Deux-Montagnes sous la bannière du Parti Québécois. En 2011, il rejoint la Coalition Avenir Québec. Entre 2012 et 2014, il est directeur des cabinets du whip et du leader du 2e groupe d’opposition. Il est élu lors des élections 2014, puis réélu lors des élections de 2018. C’est en 2019 qu’il est nommé ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et ministre responsable de la région de Laval. En février 2021, on lui attribue également les fonctions de ministre responsable de la Lutte contre le racisme.

  Revue de presse

 

Thèmes abordés :

  • Le Plan de mise en œuvre pour une économie verte (2021-2026)
  • Les étapes de l’électrification de l’économie
  • Le rôle stratégique du marché régional du carbone Québec-Californie
  • L’importance d’une évaluation annuelle des progrès réalisés pour un Québec carboneutre

Compte rendu de l'événement :

Le ministre s’est tout d’abord concentré sur le secteur des transports, la plus grande source de GES de la province avec 45 % des émissions. Il prévoit l’électrification du parc automobile gouvernemental et souhaiterait voir rouler 1,5 million de véhicules électriques d’ici 2035. D’ailleurs, l’année 2035 verra la fin de la vente de véhicules à essence au Québec.

Le ministre a par la suite abordé le plan de mise en œuvre pour une économie verte. Il mentionne qu’étant donné que le Québec est l’État nord-américain ayant les plus faibles émissions de GES par habitant, ceci rend toute réduction des émissions plus difficile à atteindre. Pour s’assurer d’atteindre les cibles fixées, le plan de mise en œuvre sera mis à jour chaque année afin de s’assurer de l’efficacité des mesures. De plus, les cibles sont enchâssées dans la loi pour s’assurer qu’elles soient atteintes. Le ministre a également soutenu la nouvelle loi qui étend la consigne au verre afin de mieux gérer les valeurs résiduelles. Il rappelle que les sites d’enfouissements des valeurs résiduelles comptent pour près de 10 % des émissions québécoises, mais qu’ils sont bien encadrés par la nouvelle législation.

Par la suite, le sujet du marché du carbone a été abordé. Celui du Québec devrait demeurer malgré l’adoption de la taxe fédérale, puisqu’il répond à tous les critères, en plus qu’il vise une cible de réduction plus ambitieuse et couvre déjà 80 % des émissions de la province. Suite à une question du public, le ministre estime que le Québec est un modèle pour les autres provinces, qui pourraient être tentées d’embarquer sur le marché du carbone québécois. Ce dernier a généré plus de 4,7 milliards de $ de revenus depuis sa création et ses revenus sont réinvestis dans des initiatives du Fond vert. Ceci permet notamment aux entreprises de faire la transition vers des procédés plus verts afin d’assurer leur compétitivité.

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